Université du temps libre "Kreiz Bro leon"   -  Les sorties 2011

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Sortie à Plougastel le 9 février 2012          Crédit photo : R.Jolivet - M.Picart - J.L.Lesteven

Le musée : Ouvert en 1992 à l'initiative des "Amis du patrimoine de Plougastel". Les différentes salles font vivre les éléments du patrimoine de Plougastel. Tout d'abord ce qui a fait sa célébrité.
La Fraise : C'est le long voyage de la fraise, que le musée nous invite à découvrir. Depuis Amédée-François FREZIER (nom prédestiné), qui lors d'une mission en Amérique du sud comme ingénieur du génie maritime  a découvert la "blanche du Chili", jusqu’ aux serres d'aujourd'hui. Il a décidé d'en rapporter quelques plants qui ont été plantés sans résultat au jardin Royal. Par la suite, les quelques plants qui avaient été donnés au jardin botanique de Brest ont trouvé à Plougastel un milieu favorable à leur culture (schistes, humidité et température). Des croisements successifs ont abouti à la fraise d'aujourd'hui. En 1740 Plougastel déjà productrice de "fraise des bois" devient le premier lieu de production de cette nouvelle variété dite "fraise de Plougastel". Ce n'est que plus tard que l'on orientera la production vers "la gariguette". C'est au XIX ème siècle que la culture a pris de l'importance en remplaçant la culture du lin qui faisait jusque là la fortune bretonne. Le lin servait à faire des toiles exportées dans le monde entier, mais la concurrence a obligé les producteurs à évoluer. C'est la fraise qui remplacera le lin. La fraisiculture devient la spécialité de la commune qui produira 1/4 de la production française au début du XX ème siècle, d'autant plus que l'arrivée du chemin de fer et la proximité de l'Angleterre offrent de nouveaux débouchés. Depuis cette culture oscille avec des années plus ou moins fastes. A une époque, une année de production suffisait à construire une maison.. (et une autre année pour la meubler diront les mauvaises langues...) Aujourd'hui les fraises sont cultivées en jardin suspendu sous tunnel ou en serre. Seuls quelques producteurs retournent à la production de plein champ.
Les autres salles permettent de faire connaissance avec le patrimoine de Plougastel, présenté à travers le mobilier, les costumes, l'agriculture, la pêche, sans oublier quelques tableaux représentant des scènes de la vie courante.
A noter la pièce consacrée à "l'arbre à pommes". Chaque année, à La Toussaint, se déroule une cérémonie venue de la nuit des temps. Ce rite ancestral consiste à vendre aux enchères un "arbre à pommes" (gwezen an anaon).  Elle se déroulait par groupes de familles apparentées (les breuriez) On se réunissait dans la ferme de l'une d'entre elles. D'abord, les jeunes filles circulaient entre les participants, vendant des nèfles et des pommes. Ensuite, les hommes âgés distribuaient un pain spécialement préparé par le boulanger et bénit par le curé, (bara an anaon) le pain des morts. Venait ensuite la mise aux enchères de l'arbre aux pommes. Il ne s'agissait pas d'un pommier, mais d'un arbuste dénudé sur lequel étaient fichées des pommes. Ces pommes représentaient l'âme des morts de l'année. Les enchères étaient purement conventionnelles ; l'acheteur était désigné d'avance, chaque famille devant acquérir l'arbre à tour de rôle. L'argent récolté servait à aider les familles les plus démunies, aujourd'hui à dire des messes pour les défunts. Le reste de la journée était alors consacré à une veillée funèbre, au cours de laquelle on évoquait le souvenir des défunts. Ensuite, chacun rentrait chez soi et le possesseur de l'arbre aux pommes le gardait jusqu'à l'année suivante.

Le calvaire : Fortement endommagé par les bombardements, il est reconstruit après la  guerre grâce à J.D Skilton qui crée une fondation destinée à récolter des fonds destinés à la reconstruction. Haut d'environ 10m, l'octogone qui  forme le noyau du soubassement a 1m 70 de côté, il fait partie des 7 calvaires monumentaux bretons. Un escalier de 14 marches (il y a 14 "stations" dans un Chemin de Croix : toujours la symbolique...) permet à un prédicateur d'accéder à une plate forme d'où il peut ensuite prêcher à la foule. Daté des années 1602 à 1604, le calvaire aurait été élevé à la suite d'un voeu fait par un noble qui voulait arrêter la propagation de la peste. Il avait dit que s'il était le dernier à mourir de cette maladie, une partie de son héritage servirait à l'édification de ce calvaire. Il est construit en pierre de Logonna-Daoulas (parties claires) et en kersanton (parties sombres). Illustrant des scènes des évangiles (voir détail) disposées dans un ordre ne tenant pas compte de la chronologie, on retrouve sur la frise et sur la plate-forme 182 personnages. Les saints ont des costumes assez traditionnels, d'autres personnages ont des costumes de la fin XVIe siècle, d'autres encore des costumes tels que les Juifs en portaient dans les "Mystères" du théâtre religieux.

Une serre :
 
Les installations :
2,5 ha sont réservés à la production de tomates (grappe, cocktail, coeur de pigeon). Chaque variété a son espace spécifique en fonction de la température exigée par chacune d'elles ( + ou - 1 degré). Le chauffage est assuré par une chaudière à bois (moyenne 18°). La production s'étale de la mi-février à novembre, 520 tonnes/an pour la grappe et 320 t/an pour la cocktail. La chauffage est assuré par un circuit d'eau chaude dont les tuyaux servent également de rails pour les chariots de ramassage.

Production : Les plants greffés sont plantés dans des pots de laine de roche, eux-mêmes disposés dans des gouttières dans lesquelles circule un liquide nourricier, liquide qui est recyclé, régénéré avant d'être remis en circulation. Les gouttières et les plants sont recouverts d'un film plastique blanc sur le dessus pour refléter la lumière vers les fruits et noir dessous pour favoriser l'enracinement. La température subit une baisse tous les jours, en fin d’après-midi avant un retour à la normale en début de soirée, ceci pour favoriser la croissance. Les plants peuvent atteindre 12 à 14 m et sont descendus au fur et à mesure de leur croissance pour rester à 4m. Chaque pied donne environ 30 bouquets. La fécondation se fait grâce à des bourdons qui sont élevés dans des ruches disposées parmi les rangs de plants. Chaque ruche peut fournir 300 bourdons par cycle de production. Les feuilles du bas  sont régulièrement enlevées pour faciliter la cueillette et on ne laisse que 5 fruits par grappe pour développer la croissance. Une plante trop grasse ou n'ayant pas eu la température adéquate ne donne pas de bons fruits.

Entretien : Pas de maladies endémiques dans une atmosphère stérilisée et contrôlée, donc pas de traitement. Le danger vient  de moucherons, dont la présence est détectée grâce à des plaques jaunes qui les attirent et sur lesquelles ils viennent se poser, et des mouches blanches susceptibles d'entrer dans les serres. Ces insectes sont neutralisés par d'autres mouches qui vont pondre dans les larves ou par des larves carnivores.


Une "cabane"

le patrimoine maritime

travail sur les plants de fraisiers

cérémonie de "l'arbre à pommes"

plougastels en costumes

Détail de broderie

Le calvaire (détail)

Le calvaire (détail)




Culture en "jardin suspendu"

Intérieur d'une maison

L'école

"l'arbre à pommes"

Habits de fête

Détail de dentelle

La calvaire, vue générale

Le calvaire (détail)



Notre hôte pendant la visite

Vue générale

Les plants sur plastique

Une grappe

Les bobines de fil

Une ruche

Bourdons en fin de vie

Chariot pour l'entretien

Larves carnivores

Plastique de détection des moucherons

Mouches tueuses

Mouches anti-mouches blanches

Centre Socio Culturel, 2 Rue des déportés - 29260 - LESNEVEN
Pour nous contacter : utl.kreizbroleon@laposte.net