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Alfonso Castelao : le regard d'un galicien sur le patrimoine religieux breton
Conférence de Monsieur Pierre Joubin, président de Bretagne Galice – 26 mai 2011
(Crédit photos : Pierre Joubin ext de l’Album de Bretagne)

Liens : bretagne.galice@gmail.com, le site www.bretagne-galice.com et le blog http://bretagnegalice.blogspot.com

Biographie :

Alfonso Castelao naît à Rianxo, près de Pontevedra en Galice, le 30 janvier 1886. La Galice est « l’autre Finistère », avec un paysage rappelant la Bretagne en plus montagneux. La famille émigre en Argentine quand il a 3 mois : son père, simple pêcheur, part comme beaucoup d’autres chercher du travail. Il apprend à lire dans le journal Caras y Caretas, publication des Galiciens en exil.Vers 1900, retour au pays. Etudes de médecine à Saint Jacques pour faire plaisir à son père.S’intéresse au dessin, à la caricature, participe à plusieurs revues, organise des expositions, fait des conférences. La caricature exprime pour lui l’essence de chaque individu.

1912 : Il se marie. Participe au mouvement autonomiste, publie dans le journal Noroeste, pendant de Gwalarn à la même époque. Se fait le peintre de la Galice paysanne, de la misère du peuple.Il ne s’intéresse ni à la guerre de 14-18, ni à la révolution russe de 1917.

1918 : devient aveugle, puis recouvre en partie la vue grâce à une opération.

1926 : publie Cousas, dessins de scènes de la vie courante.

1928 : après le décès d’un fils de 14 ans, il traverse une période de dépression, voyage pour se changer les idées. Passe 4 mois en Bretagne, principalement Finistère et Côtes du Nord. Analyse scrupuleusement chaque monument.

1931 : s’engage dans le parti galicien autonomiste, est élu député de la 2ème république. Publie une série d’articles d’engagement politique.

1935 : dans une conférence sur les calvaires et monuments religieux galiciens il cherche les ressemblances avec la Bretagne.

1936 : il soutient le statut d’autonomie, mais peu après survient le coup d’Etat de Franco. Il dénonce les massacres : (Galicia martir, Attila en Galicia).

1938 : exil à New York puis La Havane. Dessins « nègres », et passage à des scènes plus joyeuses et colorées.

A Buenos Aires il agit pour fédérer la résistance anti-franquiste.

Il meurt en 1950.

Castelao en Bretagne

Première édition de As cruces de pedra na bretana en 1930. 150 gravures ensuite regroupées dans l’Album de Bretagne (actuellement au musée de Pontevedra).

Quelques thèmes ( noter l’extrême précision dans le dessin).:

La représentation de Saint Jacques : en Bretagne il apparaît comme un bon pèlerin . En Espagne, il est le matamoros (le tueur de maures).
Les menhirs christianisés
Les calvaires avec chaire
Les croix historiées
- simples
- à plusieurs croisillons
Les calvaires monumentaux :
-Tronoën, le plus ancien, où il ressent « l’une des plus fortes émotions de sa vie »
- Pleyben, où la succession des différents costumes accompagne l’histoire de la création du calvaire.

Visages où s’exprime souvent son talent de caricaturiste :
- Les « mauvais larrons » sur les calvaires
- Hommes et femmes de la région

Scènes familières : brûlage du goëmon à Penmarc’h

Curiosités : le diable en moine, le capuchon formant deux cornes; Katell Golet la prostituée livrée aux démons de l’enfer (Guimillau).

           

Hommes et femmes de la région
          
                            Brûlage du goëmon                            Le Diable                           Guimillau
 
St Jacques (Tronoën)
   
Menhirs christianisés (Brignogan, Commana)

Calvaire avec chaire (Treminou)
 
Croix historiées simples
   
Croix historiées à plusiers croisillons
 
Tronoën
 
Pleyben