Université du temps libre "Kreiz Bro leon" - Compte-rendus des conférences

Le Conseil
d'administration
Les activitésNos adhérentsLes programmesComptes rendus
des conférences
Les partenariatsLes actualitésAdresses et liens utiles

Flore et faune de madagascar
Guy Crissin – 27 septembre 2012
Compte rendu de Mr Guy Crissin, distribué le jour de la conférence


  Madagascar fait partie des zones mondiales classées "à très haute biodiversité". A ce jour, plus de 12 000 espèces de plantes endémiques y sont recensées dont 930 au moins utilisées comme plantes médicinales. A titre de comparaison, la France compte 4 000 espèces sur une surface à peu près comparable.
La végétation de la Grande île, encore riche, mais qui ne se perçoit pas au premier coup d'oeil, est hélas touchée, parfois irrémédiablement par des actes humains qui ont à ce jour, détruit 80% de la végétation primaire dont il ne subsiste aujourd"hui que quelques étendues le long de la côte Est, sur des massifs montagneux ou des terrains impropres à la culture. Lé création de réserves intégrales dès 1927 n'a pas réussi à endiguer les atteintes et empêcher la disparition à tout jamais d'espèces animales et végétales.
L'extrème pauvreté et la faim omniprésente sont toujours à l'origine d"un exode local qui vise à occuper des terres de cultures sur brûlis (riziculture itinérante par exemple), à creuser le sol de manière anarchique (recherche effrénée de pierres précieuses par exemple), ou encore à arracher la forête pluviale des bois précieux à haute valeur marchande (bois de rose par exemple).
Madagascar est un pays ou 8 hommes sur dix vivent avec un dollar par jour (Réf PNUD 2011) et bien que les agriculteurs constituent les trois quart de la population malgache, l'auto-suffisance alimentaire pour tous n'est pas atteinte en 2012. La France participe au plan d'Aide Alimentaire mondial (PAM).
Le climat vient compliquer de manière récurrente les situations de famine et de malnutrition avec des cyclones et des inondations au nord et de la sécheresse sévère au Sud
A cause de ces drames qui se jouent au quoidien, la faune n'est pas épargnée. Variée et souvent originale sur cette ile-continent, l'évolution animale malgache est encore riche de 80% d'espèces endémiques servies par l'absence de certains prédateurs. Les invertébrés sont estimés à 100 000 espèces; par exemple les grenouilles se répartissent en 373 espèces dont 99% endémiques, les caméléons comptés en trois genres, existent en une soixantaine d'espèces, les lémuriens enfin, uniques au monde se répartissent en 50 espèces dont 17 en voie de disparition. en tous lieux les niches écologiques et les écosystèmes sont sérieusement menacés par la chasse, la pêche et la déforestation.
Malfré la teinte de ces constats, ma posture est résolument optimiste. J'ai vu une nature forte et un pays où l'éducation et la biodiversité est en marche. A l'UNESCO dans le cadre d'une sensibilisation internationale, nous avions inscrit l'année 2010 comme celle de la diversité biologique, puis 2011 comme celle des forêts, et aujourd'hui 2012 comme celle de l'énergie durable pour tous. Madagascar est partie prenante.
Comme démonstrateur de ce qui précède, je vous présente un diaporama de circonstance sur la faune et la flore de l'île rouge. Naturellement nous ne pourrons tout  embrasser dans le temps imparti, mais ce tour d'horizon donne juste part à la beauté et à l'utile. Nous n'hésiterons pas à aller chercher la rareté et l'endémisme, là où ils se trouvent, parfois cachés au vu et au sus des visiteurs occasionnels.
Les plantes de Madagascar ont un tel attrait pour les botanistes, les horticulteurs et les pharmacologistes que l'on pourrait supposer qu'il existe de nombreux guides disponibles pour aider à en apprendre un peu plus. Ce n'est pas le cas, hormis quelques parutions sur des groupes spécifiques (palmiers ou orchidées), il n'y a pas à ma connaissance d'ouvrage général de référence à l'usage d'amateurs, sauf peut-être l'Atlas (non exhaustif) des plantes de Madagascar de Lucile Allorge. Cependant, la recherche pas à pas est possible sur Internet en s'armant de volonté et de patience.
La faune malgache dans sa généralité n'est pas mieux lotie. Depuis quelques années la "toile" fait assurément la part belle aux lémuriens et aux oiseaux endémiques ou non.