Université du temps libre "Kreiz Bro leon" - compte rendu de conférence

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Les justes parmi les nations

François Guguenheim, Vice-président du Comité français pour Yad Vashem, délégué régional du CRIF,


La conférence a fait suite à la projection du film : « Je ne t’oublierai jamais », témoignage émouvant des « enfants cachés », victimes indirectes dont la vie a été gâchée, même s’ils ont pour la plupart été heureux dans les familles qui les ont accueillis.

Monsieur Guguenheim prend la parole en tant que vice-président du comité français pour Yad Vashem, émanation du mémorial israélien du même nom, mémorial le plus important au monde concernant la recherche sur la shoah, les témoignages et l’hommage aux Justes parmi les nations.

Yad Vashem se donne, entre autres, pour but d’honorer les Justes parmi les nations. Cette récompense est la seule médaille civile remise par l’Etat d’Israël. Remise uniquement à des non-Juifs qui ont sauvé des Juifs lors de la seconde guerre mondiale, elle est le signe de la reconnaissance éternelle du peuple juif envers ceux qui ont pris cet énorme risque de sauver des êtres humains uniquement coupables d’être nés de religion juive..
Il y a eu des salauds à tous les niveaux, et l’Etat français lui-même en a fait contre les Juifs plus que le régime nazi lui demandait.
Néanmoins, une majorité des Français a contribué, par leurs actes ou leurs silences, à ce que la France soit le pays où il y a eu le moins de Juifs déportés.

La recherche des Justes se heurte à différents problèmes :

  • La remise de la médaille requiert le témoignage et la démarche de juifs qui ont été sauvés. Ceux-ci ont reconstruit leur vie, et parfois ne se souviennent même pas de l’épisode vécu dans leur enfance.

Le film en présente des exemples.

  • Un dossier est constitué par des membres bénévoles du comité français pour Yad Vashem, qui l’envoie ensuite à JERUSALEM, où la décision d’attribution de la médaille des Justes parmi les Nations appartient au juge de la Cour suprême, selon des critères très précis et qui justifient que les Justes ont pris des risques pour eux et leurs familles, en cachant, en nourrissant, ne logeant des Juifs pendant la guerre, ce qui était totalement interdit par la loi en vigueur.

  • Yad Vashem veut s’assurer de la réelle bonne foi des personnes à qui la médaille doit être accordée afin d’éviter, comme cela fut le cas pour les résistants, qu’il se soit déclaré plus de résistants après guerre que cela fut le cas pendant la guerre.