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Islande, terre de feu et de glace
Sylvain Blais, professeur de géologie ER
Voir le  Diaporama  aimablement mis à notre disposition par Mr Blais

(Illustrations tirées du diaporama de Mr Blais)

Terre de volcans, de glaciers, l’Islande mérite d’être appelée paradis des géologues.

Située juste au-dessus de la dorsale atlantique (d 6), à cheval sur deux plaques tectoniques (d 7), la plaque américaine et la plaque eurasienne, l’Islande est le théâtre d’un volcanisme de point chaud (d 5) : le magma traverse la lithosphère et forme un volcan. L’écartement continu de la dorsale provoque le déplacement  de la plaque tectonique au-dessus de ce point  chaud, et ce déplacement engendre une série de poussées volcaniques.

Située géographiquement tout près du cercle polaire, l’Islande était toute recouverte de glaciers il y a 11 000 ans. Parmi ceux qui restent  le plus étendu est le Vatnajolull, grand comme la Corse, dont la fonte permet d’étudier les volcans sous-glaciaires.

La carte géologique (d 12) révèle de nombreuses failles (d 14)-(d16) dont certaines n’ont que quelques centimètres de profondeur.

Volcans

Les plus spectaculaires au-dessus de la dorsale océanique.  A Surtsey en 1966 on a vu une île sortir de la mer  (d 24)-(d26). Cette île est en diminution parce que composée exclusivement de cendres, mais la vie s’y réinstalle, grâce aux graines portées par les oiseaux.

 Le volcanisme s’accompagne de la chaleur partout présente, et du phénomène particulier des geysers : sortie intermittente d’un jet de vapeur d’eau (d 17)-(d22) ; le caractère discontinu est dû à la présence d’un coude dans la cheminée de passage de l’eau.

Heimaey (janvier 1973) : Une fissure de 1800m provoque l’apparition de 20 fontaines de lave qui détruisent une partie de la ville et menacent de boucher le port, qui est d’une grande importance économique. On arrête les coulées à l’aide de lances à incendie (d 27)-(d29).

L’éruption du Lakka en 1783, 115 cônes, 25 kmde large (d 34) fut dramatique pour l’Islande (10 000 morts, bovins et chevaux décimés, région couverte de cendres), mais aussi pour l’Europe : les cendres ont envahi le ciel, caché le soleil, refroidi le climat, provoqué de mauvaises récoltes (cause de la famine précédant la révolution française ?).

Landmenalaugar : Désert minéral de ryolite couvert de mousse jaunâtre, richesse de couleurs d’autres roches nues, fumerolles dues à la chaleur, odeur de soufre et sifflement omniprésents. Au pied d’une coulée d’obsidienne (lave bleue) , d’où s’échappe de l’eau à 32 degrés lorsqu’il fait 7 degrés dehors. (d 35) - (d 44)

Lac Myvatu et ses environs (d 45) : le paradis des géologues. Présence de failles (d 47)- (d 48).

Pseudo-cratères (d 49): La lave qui s’écoule s’avance sur l’eau. C’est l’eau ainsi piégée qui s’échappe et forme le cratère.

Champ géothermique : geysers dans un paysage lunaire, marmites de boue bouillonnante . (d51)-(d56). Les installations de récupération de la chaleur (chauffage des rues, des trottoirs, des cultures maraîchères) gâchent un peu le paysage, mais servent l’économie de l’île (d 57)-(d 60).

Krafla : spectacle de la coulée de lave en 2004, 1030 à 1050 degrés (d 61)-(d 64). Coulées de laves basaltiques en tubes.

Même refroidi le volcan est intéressant (d 65)

Présence des glaciers

Le plus étendu est le Valnajökull, dont la fonte a permis d’étudier le volcan sous-glaciaire Herdubreid (d 66). A la base, les roches présentent la même morphologie en boules (pillows lavas : laves en oreillers, magma refroidi à 4° et compressé à par 2,4 km d’eau) que les volcans sous-marins (d 4) 
et (d 69)-(d 70).

En 1979 l’éruption d’un volcan sous-glaciaire a provoqué la fonte des glaces, des coulées rapides de boue, des débâcles violentes (d 71).

L’arrivée d’un glacier dans l’océan atlantique est un spectacle grandiose (d 74)-(d 77)

Les volcans sous-glaciaires  présentent à leur base des prismes basaltiques réguliers (d 79).

Dans le même paysage, cascades nombreuses (d 80)-(d 86).

Autres traits caractéristiques

Belles plages de sable noir peu fréquentées : les sables ont la couleur des roches environnantes (d 87)-(d 88).

Côtes découpées, propices à l’élevage du saumon (d 93).

Maisons caractéristiques recouvertes de mousse (d 95).

Foules de macareux (d 97)-(d 98). Les Islandais les chassent et les mangent. Pour notre palais ce n’est pas très bon : viande qui a le goût de poisson.

Le meilleur cheval du monde : travailleur, résistant au froid, fidèle. Outre le pas, le trot et le galop il a deux autres allures : l’amble et le tölt (amble rompu à quatre temps). (d 99)

La capitale Reykjavik (160 000 habitants) regroupe 60 % de la population (d 101)-(d 103). Port de pêche, et port militaire utilisé par les Américains pour sa position stratégique.

L’éruption du volcan Eyjafjöll en 2010 (d 109)-(d 114) était une éruption sous-glaciaire avec panache projetant des particules entourées d’eau, donc visqueux, épais, et montant très haut (6 600 mètres). Il a envahi un très vaste territoire et bloqué le trafic aérien.

Présence française : Les Islandais nous estiment et gardent le souvenir des pêcheurs d’Islande (d 121)-(d 122).